Je brasse de l'air et ca devient un ouragan
Ou comment créer une tempête dans un verre d'eau. Enfin voilà c'est ce que je me dis, je me dis que j'exagère, mais est-ce bien moi? n'est pas les autres qui appuient trop sur la corde de ma très grande patience? et quand elle commence à me chatouuiller alors je me dis "oh mais c'est toi, tu prends vite la mouche". Seulement je ne suis pas certaines que bien d'autres ne se seraient pas envolés vers des cieux meilleurs depuis longtemps. ou alors .... je gonfle tout.
Donc on s'y perd. je supporte l'imprévisible dans ma vie puisque je n'ai jamais vécu cela mais voilà à propos de certaines choses - la voilà qui fait sa mystérieuse - et bien des sentiments pour être claire. J'ai besoin de point d'encrage pour ne pas sombrer en plein milieu de la tempête. Parce que je suis trop incertaine de moi pour demeurer dans l'incertitude de l'autre, c'est quelque chose qui me mange intérieurement et qui ne peut s'exprimer en mots justes. Il me semble quand j'essaye de le dire - ne fusse que pour moi-même - ca perd le sens que cela devrait avoir. Au départ il s'agit d'une blessure qui ne cicatrise jamais entièrement mais si je veux mettre des mots dessus c'est un peu comme un entité qui serait perdu en rase campagne. Ca commence toujours doucement, traîtreusement à cause d'un mot parfois qui me fait douter et auquel je donne milles sens, et le pire de préférence et puis ca s'amplifie au point de me faire toucher le fond s'il se produit d'autres choses en même temps. Ca m'affaiblit, exactement ca me rend tout à fait niaise aussi j'en suis certaine, ca fait de moi la personne que je n'ai jamais voulu être et ce pourquoi j'ai lutté contre la plupart de ma vie.
et puis j'en sors, je me calme, je m'apaise, je n'espère plus et quand on me redonne je me laisse chaque fois avoir .... et quand ca disparait je me retrouve comme une misérable que je déteste. Je n'ai pas la possibilité de trouver en moi-même un juste milieu et malheureusement je sais d'avance que je ce ne sera jamais le cas ... et pourtant je continue. Alors qu'avant je savais toujours arrété, mais là je suis bel et bien prise au piège...
Me voilà encore entrain de me débattre dans mon verre d'eau, dieu faite que je ne déclenche pas encore une tempête dans ma tête.

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